Vendredi 25 mai 2007
5
25
/05
/Mai
/2007
18:44
Bienvenue, chers lecteurs,
sur les pages de cette seconde nouvelle!
Erta’K cavalait comme un dératé dans l’épaisse forêt. Il sautait lestement par-dessus les grosses racines des arbres centenaires, déchirait les épaisses fougères, plongeait parfois sous les
troncs d’arbres tombés lors de la dernière tempête. Les animaux n’avaient pas le temps de fuir devant sa course effrénée et le regardaient passer, l’air hébété. Il sauta même par-dessus un jeune
faon profondément endormi derrière des broussailles.
Vif comme l’air, léger comme un vent d’été, Erta’K avalait les kilomètres sans bruit et sans effort. Courir avait toujours été naturel pour son peuple et leur
résistance était légendaire. Un dernier bond le conduisit au bord d’un précipice dont les abords, en terre meuble, promettaient une belle glissade aux plus aventureux. Mais Aventure était le
second prénom du jeune lutin qui s’élança sur l’apic. Les jambes fléchies pour amortir les secousses, il se laissa glisser, entraîné par la terre qui cédait sous son poids, grisé par la
vitesse.
Un grondement se fit entendre derrière lui : une partie de la pente venait de s’effondrer et la terre, furieuse, s’était mise à sa poursuite. En bas, une rivière
coulait paisiblement, ignorante de la course folle qui cisaillait ses flancs. A quelques mètres de l’eau, alors qu’il sentait le souffle de la terre lui caresser le dos dans un grognement
fièvreux, Erta’K bondit et attrapa une branche d’un gros chêne. Celui-ci trembla sous l’impact du glissement de terrain, mais tint bon. Le lutin sourit et se laissa tomber dans la terre meuble
qui avait terminé sa course dans l’eau. Encore quelques heures et il serait auprès de son Maître. Un cri strident déchira le ciel. Erta’K n’eut pas besoin de lever la tête pour savoir qu’il ne
devait pas s’attarder davantage : la vie d’une enfant était en jeu.
Par Enrik Cavallier
-
Publié dans : Nouvelles
-
4
Cela m'a aussi fait un peu penser aux écrits que je peux faire avec des amis sur des jeux de rôle, écrits où chacun doit au final respecter ce que l'autre à écrit : aussi je sais combien tout cela n'est pas facile!
Quoiqu'il en soit, bien que ma spontanéïté et mon énergie naturelles me poussent à te dire "oui" sans plus de réflexion, je vais te dire "non". Non pas parce que l'aventure que vous vivez ne m'intéresse pas, mais parce que le blog que tu as parcouru vient juste de naître, que je viens à peine d'oser enfin publier ce que j'écris, que j'ai aussi un roman sur le feu, et que je sens que je dois consacrer beaucoup de temps à ce blog si je veux qu'il se développe comme je l'entends.
J'espère que mon argumentaire vous aura prouvé combien mon refus n'est en rien lié à la qualité de votre travail ni à l'intérêt que j'y porte déjà, mais à une simple volonté de ma part de déjà faire tourner au mieux mon propre blog...
Merci beaucoup pour ta proposition qui m'a beaucoup touchée. Peut-être, dans quelques mois... ;)