Mercredi 12 septembre 2007
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Dans un grand élan j'ai stupidement lâché
Ta frêle main que je tenais pourtant serrée.
Inconsciente et volage j'ai sans doute été,
Mais mon coeur aujourd'hui regrette le passé.
Je t'ai regardée partir sans vraiment te voir
M'imaginer sans toi : comment ai-je pu le croire?
Une fois descendue sur mes pensées la nuit
J'ai compris combien cela n'était qu'utopie.
Je ne peux rester ainsi, éloignée de toi,
Mais j'ai beau te chercher, je ne te trouve pas :
Où te caches-tu, très chère, encore une fois?
Pourquoi me fuis-tu? Ai-je mérité cela?
Certes, présomptueuse je fus avec toi,
Mais je me repends amèrement de ce pas.
Je t'en supplie, reviens bien vite auprès de moi :
Je veux vibrer sous ton souffle au bout mes doigts...
Désormais, je ne peux plus longtemps supporter
Ces pages toutes sèches de mots envolés,
Cet écran vide d'une éphémère pensée,
Ces doigts gourds, immobiles au-dessus du clavier.
Ô ma Muse, pardonne-moi...
Je ne suis rien sans toi.
Par Enrik Cavallier
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Publié dans : Petites poésies entre amis
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