Vendredi 18 janvier 2008
5
18
/01
/Jan
/2008
18:17
Comme le dit Michel Champendal, ce pourrait être une autre devise pour les EMC*.
Mercredi soir, j’avais rendez-vous pour rencontrer pour la première fois une large partie de l’équipe des EMC. J’ai craint quelques temps d’angoisser pour cette rencontre, mais en fait, le moment
venu, j’étais plutôt détendue. Habituellement, ce n’est pas mon truc de me retrouver entourée de gens que je ne connais pas : je suis d’un naturel plutôt timide (mais je me soigne régulièrement
!), et j’ai un gros problème de mémoire dès qu’il s’agit de retenir plus de deux prénoms…
Evidemment, ma mémoire n’est pas devenue éléphantesque comme par hasard ce soir-là, et il m’a fallu l’aide de Michel, à postériori, pour replacer tous les prénoms ! C’est à se demander comment je
fais pour mémoriser les prénoms de mes 27 élèves chaque année : ça tiens du miracle !
Cher et Tendre, qui m'accompagnait bien gentillement sachant mon aversion à conduire dans Paris, et moi sommes donc arrivés à l’heure convenue dans le petit bar où se tient hebdomadairement les
réunions du comité de travail des EMC. Etait-ce parce que le lieu était informel ? Etait-ce parce qu’immédiatement de gentils sourires m’ont accueillie ? En tout cas, je me suis trouvée
rapidement très bien au milieu de tous ces gens issus de parcours très différents et, j’ose le dire, certainement bien plus instruits que moi ! ;)
Michel avait savamment préparé son coup et commença par une brève présentation de son auteur préféré (heu, ok, là je m’avance un peu ! LOL !) qui résuma visiblement une grande question qui
courrait chez les EMCistes : « Karine, tu es maman, professeur des écoles, tu secondes ton mari dans son travail tous les vendredis, et tu publies ton premier roman : mais où trouves-tu le temps
d’écrire ? » Ça commençait fort ! ;)
Et une fois parti sur sa lancée, plus rien n’arrête Michel qui me pose des questions dont il connaît déjà en partie les réponses. Mais je comprends qu’il souhaite que ses camarades d’éditions
m’entendent parler pour qu’ils se forgent une opinion sur moi. OK, le bavardage, ça je sais faire ! (Tiens ? Vous paraissez surpris ?! LOL)
Certaines questions sont très intéressantes et permettent un véritable échange entre eux et moi : je leur propose mes réponses qu’ils confrontent à leurs expériences d’éditeurs, et c’est très
enrichissant. On parle beaucoup du plan, de sa conception, de ses contraintes, mais aussi du confort d’écriture qu’il peut apporter quand on l’utilise correctement. Nous abordons aussi le thème
délicat du second roman avec une question qui tue : « Maintenant que tu as publié** ton premier roman, est-ce plus facile d’écrire le second ? ». Non, loin de là ! Je crois même que c’est pire
!
Nous en venons donc à parler de L’arbre de Johanne dont ils possèdent les 4 premiers chapitres. Et là, bonheur pour un auteur, ils aiment déjà mon nouveau roman ! Ils ont accroché,
trouvant toujours le style sympathique et la lecture facile. Et Gérardine me fait un compliment qui me touche beaucoup : « Je le préfère même au premier »… Ma motivation monte en flèche ! Là, si
je pouvais, je les planterai tous là et je me ruerai à la maison pour écrire 3 chapitres d’affilée ! ;)
L’ambiance est détendue. L’interview se passe tranquillement.
Nous parlons des souscriptions qui sont une épreuve supplémentaire pour les auteurs des EMC et aussi du fait que cette pratique peu habituelle la rend rapidement « louche » aux yeux des lecteurs
tentés de souscrire. Pourtant, les documents sont limpides et bien expliqués...
Il reste encore quelques questions, comme « Qui sont vos auteurs préférés ? ». Rhaaaaa, ils ne peuvent pas laisser ma pauvre mémoire en paix ? J’ai tellement de mal à me souvenir des noms des
auteurs que j’ai lus ! Pourtant, j’en ai lu un paquet ! Mais tant que je ne suis pas plantée devant ma bibliothèque, je ne sais plus ce que j’ai lu !
Puis 21 heures sonnent. On se quitte à regret (du moins pour ma part). J’aimerais tous les rencontrer individuellement, en apprendre un peu plus sur eux (c’est pas juste : ils savent plein de
choses sur moi maintenant !). Je repars avec des livres en cadeau (je vous en reparlerai quand je les aurai lus !) et l’envie de tout faire pour que les EMC soient une maison d’éditions qui se
fasse connaître et reconnaître car ils le méritent bien !
Ma conclusion est que les EMC sont des éditeurs comme doivent rêver d'en rencontrer la plupart des auteurs : des gens ouverts et à l'écoute de leurs auteurs.
* Editions Michel Champendal
** Enfin… presque !!! Au fait : souscrivez !!
Par K.Rine
-
Publié dans : Je suis écriveronne
-
1