Samedi 26 janvier 2008
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Oui, vous l’avez compris, mes chers blogonautes : je me mets aux
polars.
Pascal Candia m’a fait découvrir le genre aussi j’explore tout doucement…
Et j’ai pris chez France Loisirs un Fred Vargas qu’ils proposaient, histoire de voir…
Ce que je peux en dire tout de suite, c’est que c’est très différent des polars de Pascal. J’ai même eu peur, un instant, de ne pas accrocher. Mais la quatrième de couverture m’avait interpellée,
aussi me suis-je lancée sans plus réfléchir.
« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? » Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre
de ces cercles, prisonniers, des débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres
qui pensent à un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent : bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique. Il n’a
pas tort. Un matin, c’est le cadavre d’une femme égorgée que l’on trouve au milieu de ces cercles bleus… »
Attrayant, non ?
Ce qui m’a tout de suite intriguée chez Fred Vargas, ce sont ses personnages. Leurs caractéristiques psychologiques sont très marquées, un peu comme si elle en avait choisi une et avait forcé le
trait. Les portraits, que l’on découvre souvent de l’intérieur, sont surprenants et très contrastés.
Et puis, cette autrice nous livre des réflexions parfois très décalées qui mettent une touche d’humour bienvenue dans son roman. Et c’est ce décalage entre pensées sérieuses et d’autres
incongrues qui rapproche le lecteur des personnages car qui n’a jamais eu, par exemple, d’idées inappropriés dans un moment grave ?
Et puis, comme dans tout bon polar, il y a le coupable que l’on recherche en même temps que le commissaire Adamsberg… Dès le début, on émet tout plein d’hypothèses, car on sait intuitivement que
cet assassin on le connaît ! J’en suis venue à soupçonner tout le monde car ce fichu commissaire est un héros énigmatique qui ne partage pas toutes ses pensées avec le lecteur !! Et quand on
arrive à la fin, je peux vous assurer qu’on ne lâche plus le bouquin ! Les dernières pages sont incroyables ! C’est l’apothéose de la montée en puissance qui a eu lieu durant tout le roman…
J’ai ouï-dire que « Vargas, soit on aime, soit on déteste ». Et bien moi j’ai aimé ce premier opus des aventures du commissaire Adamsberg, et je compte bien trouver le suivant dans les mois à
venir !
Et vous ?
Avez-vous déjà lu l’un de ses polars ? Avez-vous aimé ? Peut-être avez-vous en tête le titre d’un de ses livres à me conseiller ?
Par K.Rine
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Publié dans : Des livres et moi...
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