Je n'avais jamais lu de San Antonio...
Ouh la !!
Ne hurlez pas comme ça !!
Ca peut arriver à tout le monde !
Plusieurs fois, depuis mon adolescence, je m'étais arrêtée devant ces livres de poche dont les titres me laissaient perplexes, ou me faisaient sourire... Je crois même que, toute jeune, j'en
avais ouvert un mais n'avais rien compris...
Et puis,Pascal Candian'arrêtant pas de faire les éloges de ces bouquins, je me suis lancée
de nouveau...
Plusieurs titres étaient disponibles, et j'ai pris "De A jusqu'à Z" car l'idée d'assister aux funérailles du célèbre San Antonio me faisait sourire...
J'ai commencé à le lire et, une fois les personnages bien en main (oui, car c'est une série de plusieurs centaines de bouquins tout de même !), je me suis mise à me gondoler toute seule dans mon
lit, dans le métro, dans les salles d'attente des toubibs...
Cette fois-ci, je suis assez "mûre" pour comprendre le deuxième, troisième (et plus !) degrès de ce bouquin. Les jeux de mots me font trop marrer, même si certains sont super connus (pauvre tante
Adèle qui décède ! Ben oui, du coup, elle est morte Adèle !)...
Les personnages sont truculents.
Particulièrement un certain meurtrier...
Non, si je vous le raconte, vous n'allez pas me croire... Et pourtant ! Allez, si, je me lance : au cours de son enquête, San Antonio croise la route d'un garagiste qui a vendu une camionette a
un vilain pas beau qui a fingué Adèle (mais oui, je vous l'ai dit : elle est morte Adèle !). Le garagiste recherche dans son registre le nom de ce très vilain messieurs qui s'appelle... Carville
!!!!!!
Quand j'ai lu ce passage, j'étais au lit...
Je me suis mise à me tortiller comme une baleine échouée en appelant : "Chéri !!Chéri !! Viens voir, c'est incroyable !"
Non mais franchement, mes chers blogonautes, sur la quantité de livres de San Antonio, quelle probabilité avais-je de tomber sur celui où Carville (qui est tout de même un faux-nom) était
le meurtrier ?!)
Je crois que c'est un signe...
Le signe que je lirai sans doute d'autres San Antonio !! :D
En attendant, je ne résiste pas à l'envie de vous en livrer un passage :
"- Mande pardon, chère madame, savez-vous à qui appartient la voiture stationnée en face de chez vous?
Le roquet me hume les fondations à travers la grille. Je lui balancerais bien un coup de chausson sur le naze mais ça ne mettrait pas du liant dans mes relations avec sa patronne.
Mon aimable interlocutrice se remonte l'hémisphère boréal d'un généreux mouvement de l'avant-bras. Elle procède de même avec son hémisphère austral et déclare, d'une voix qui fait songer à une
mayonnaise en train de rater :
- Non, j'sais pas.
- Il y a longtemps qu'elle est ici ? me permets-je d'insister en lui refilant une oeillade frissonnante, manière d'amadouer le tas d'organes en vrac.
Quand la dame réfléchit, ça fait comme lorsqu'on effeuille un rouleau de papier hygiénique.
- C'te nuit, l'est arrivée. Le chien a jappé et j'on entendu claquer l'portières.
- Quelle heure pouvait-il être ?
- Oh ! J'sais pas.
Elle est évasée et évasive, Mme Gras-Double. Une gelée tremblotante coule de ses yeux. Elle respire mal bien qu'elle possède des poumons gros comme des édredons.
- Vous n'avez rien entendu d'autre ?
- Non, j'mons rendormie.
C'est fini, je n'en tirerai rien de mieux. Elle a le bocal à marée basse."
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Bienvenue dans mon Petit Monde qui ne tourne peut-être pas toujours très rond : et pourtant, il tourne! Venez partager mes écrits et vous détendre un peu... Un p'tit café ?
Vous me dîtes :