Allez, j'avoue : j'ai commandé ce livre chez mon éditeur pour aider à sa sortie ! Sur le moment, je n'étais pas du tout persuadée d'y trouver mon plaisir. Un bouquin sur la Grèce Antique ?
Mais ça doit être trop super barbant ! Rien qu'à me rappeler Soeur Janine qui nous faisait les cours de mythologie latine, mes poils se hérissaient... Lène me comprendra sûrement !! LOL.Avec les enfants, je veux dire les garçons évidemment, il a remarqué depuis longtemps qu'il était plus avantageux de jouer sur l'amour. Mais pas n'importe quel amour désordonné, mal ciblé. On voit ce qu'un tel amour anarchique a pu provoquer dans la destinée de notre Pamphile ! Non ! Le super carburant de notre moteur doit être l'amour raisonnable, raisonné et raisonneur de l'homme mûr pour l'éphèbe folâtre, et en retour, l'amour admiratif et reconnaissant de celui-ci pour celui-là.
L'homme fait tient à se montrer parfait, dans les domaines qu'il peut, pour séduire le mignon. En retour, le feu follet a à coeur de s'assagir pour mériter les compliments, l'estime et les bonbons de l'Ancien. La pédérastie est donc un élément fondamental de notre éducation nationale. Je ne sais quel gros bonnet disait l’autre soir chez Platon que l'armée idéale serait une armée composée d'amants. Chacun désirant briller par sa bravoure aux yeux de son chacun, les batailles seraient des anthologies de hauts faits, et cette armée serait invincible ("mais non pas un vain cul" avait lâché le pitre de service, sans faire rire personne pour une fois). Nous savons ce que nous devons aux femmes : elles nous font des enfants et il n'est pas question de les faire chômer.
Mais pour ce qui est de l'amour, elles ne font pas le poids. Quel plaisir pourrait-on éprouver à les étonner, les convaincre, les forcer à admettre l'inadmissible ? Elles sont tellement naïves ! Et si elles répondent, il est si facile de les faire taire d'un bon coup sur le nez ! Le jeu n'en vaut pas l'huile de la lampe. Alors que forcer un adolescent rétif à reconnaître qu'il a tort, ça, c'est du grand sport ! Et, pour un petit imbécile, attirer et fixer sur ses fesses le regard d'un vétéran des guerres médiques, c'est une belle victoire..."


Vous me dîtes :