Jeudi 28 août 2008
4
28
/08
/Août
/2008
17:01
Mes chers blogonautes,
Tandis que la date de sortie de mon premier roman arrive à grands pas, les EMC ont voulu faire un petit courrier aux internautes qui ont bien voulu leur
confier leurs adresses mails pour avoir des nouvelles du roman. Pour leur annoncer l'arrivée de ce dernier, vérifier aussi que nous ne les importunions pas (le spam sur mon ordi, je n'en peux
plus !) et enfin pour parler un peu du roman sentimental.
Et comme je suis en plein questionnement sur ce genre littéraire à part entière ces derniers temps, Michel Champendal m'a demandé de glisser dans ce courrier un petit mot à ce sujet.
Je vous livre donc ici après la lettre dans son intégralité, afin qu'elle puisse être lue par les souscripteurs de mon roman qui n'auraient pas souhaité communiquer leur adresse mail.
Très belle journée à tous !
Courage pour tous les profs !
K.Rine
Paris, le jeudi 28 août 2008
LE ROMAN DE MARJOLAINE,
LE PREMIER DES ROMANS
de KARINE CARVILLE,
une écrivain à part entière …
Chère ou Cher Vous !
Karine Carville est en contact avec vous … c’est la raison pour laquelle, sur ma demande (je suis l’un des éditeurs de son premier roman), elle m’a communiqué votre adresse courriel, qui fait
partie d’une liste des internautes avec qui elle est en contact.
Karine va publier dans quelques semaines son premier roman …
… il s’intitule « Le Roman de Marjolaine » et comme nous en sommes les éditeurs (nous ce sont sept bénévoles d’une maison d’édition portant mon nom car il en fallait bien un et existant sous
forme associative) et que Karine nous a confié sur notre demande votre adresse courriel, je tenais à vous faire part de cette très heureuse nouvelle !
Nous avons inscrit à notre catalogue ce roman, le premier de Karine qui sera édité, car il s’agit d’une œuvre (très) forte qui, nous en sommes persuadés, fera date dans le genre buriné par
Karine, à savoir la littérature de sentiments, autrement dite « Littérature sentimentale » ou « Rose », qui n’est absolument pas de la sous littérature …
Karine Carville est un écrivain à part entière, elle nous a déjà livré partie d’un autre roman qu’elle est en train de réaliser et qui devrait s’intituler « L’Arbre de Johanne » : nous tenons à
assurer à cette écrivain le plus grand nombre de lecteurs possible.
Ce qui explique et justifie ce courriel du président de son Conseil d’éditeurs.
Je vous propose de recevoir régulièrement les informations de notre maison d’édition, qui assure la promotion de nouveaux écrivains d’aujourd’hui qui seront, bien évidemment … ceux de demain.
Car le choix de la qualité littéraire est au cœur de notre travail.
Pour ce faire, il vous suffit de répondre par retour de courriel à ce présent mèl et votre nom figurera dans le répertoire électronique de notre maison.
Maison dont la finalité, vous l’avez compris, n’est pas le commerce mais la diffusion des auteurs par le truchement du commerce, ce qui est tout à fait autre chose !
Et ce qui veut dire qu’en aucun cas nous ne vous importunerons par un malin et pervers harcèlement de courriels venant polluer votre messagerie : à tout instant vous pourrez demander l’arrêt de
nos envois électroniques …
Bien vôtre, très aimablement !
Michel Champendal,
Président du Conseil d’éditeurs de
« Les Editions Michel Champendal (Les EMC) »,
16, rue Lentonnet
75009 Paris
France
Tel 01 74 30 19 50
Site et blog http://www.champendal.com
Courriels mchampendal@noos.fr
& editionsmichelchampendal@gmail.fr
Je ne serai jamais une auteure célèbre
par Karine Carville
Allons allons, mes chers lecteurs, ne commencez pas à me tendre des mouchoirs en papier : malgré l’affirmation précédente, je me porte à merveille, je vous assure !
Mais pour prendre la mesure de ce simple titre, je vous poserai une unique question : citez moi un auteur de roman policier et un auteur de littérature rose !
Etonnant comme immédiatement des noms se bousculent à votre bouche pour le roman policier, non ? Alors que pour la littérature rose… Pourtant, ces deux genres littéraires font tous les deux
partie des « romans de gare », sous littérature décriée au siècle dernier.
Mais là où le roman policier a su se poser en genre littéraire, un genre où règne la logique et où les sentiments ne sont pas les bienvenus, la littérature sentimentale n’a pas réussi cet
exploit.
Pourtant, ô facétieux lecteurs, c’est bien le roman sentimental (à travers la célébrissime collection Harlequin, qui en propose une cinquantaine de titres par mois), qui est le plus
acheté par vous… En silence, bien sûr !
Hors de question de dire à vos collègues que vous avez une préférence pour Harlequin sur la « Collection blanche » de Gallimard …
A treize ans, en plein milieu des années quatre-vingt du siècle passé, je piquais en secret les Harlequins de ma mère … Je les bouquinais l’été sous ma couverture et je découvrais combien la
puissance de l’amour pouvait transformer les êtres.
L’énigme sentimentale m’a toujours paru bien plus intéressante à résoudre que la policière… C’est aussi grâce à ces romans passionnants que j’ai découvert combien j’aimais lire et me suis mise à
dévorer tous les autres livres relevant des autres types littéraires.
Et bien entendu, maniant déjà la plume sur d’antiques cahiers de récupération, j’ai écrit à cette époque mes premières histoires d’amour. Il y avait de quoi en rire, je vous l’assure ! Mais
j’étais conquise.
Et puis j’ai fait comme tout le monde : j’ai mis mes Harlequins au placard, parce que franchement « ça s’fait pô » comme diraient mes élèves. Et, régulièrement, en rangeant, je retombais
sur l’un d’eux et le relisais avec bonheur en quelques heures.
Jusqu’à ce que l’éditeur Michel Champendal me propose d’en écrire un…
Après l’avoir fait, je ne comprends toujours pas ce qui rebute dans cette littérature qui ne fait que narrer une rencontre amoureuse et les transformations qui s’opèrent alors dans deux individus
qui se découvrent. « Le Roman Sentimental aujourd’hui dit une vérité sur les représentations collectives, non seulement du sentiment amoureux, mais aussi des rapports homme/femme et de
l’ensemble des éléments qui constituent une société », écrit le sociologue Bruno Péquignot. Je vous invite à vous procurer l’essai de ce monsieur, intitulé « La relation amoureuse,
analyse sociologique du roman sentimental moderne » (*). Dans ce cas, le roman sentimental ne serait donc que le reflet des relations qui se nouent au quotidien entre les hommes et les
femmes, relations qui de fait permettent à notre espèce de survivre… Qu’y aurait-il donc de mal à parler des sentiments, donc de l’amour ?
Quant à moi, mes chers lecteurs, ma décision est prise : je compte bien poursuivre dans cette voie littéraire en mêlant, si possible, d’autres genres à celui du Roman Sentimental. Et,
comme Michel Champendal vous l’a annoncé ci avant, mon prochain ouvrage sera très certainement sur fond de thriller…
Car je ne veux surtout pas non plus m’enfermer dans les normes d’Harlequin, qui impose des schémas d’écriture très stricts à ses auteurs. Je crois que l’Amour n’a aucun schéma pré défini
et répond avant tout au hasard d’une rencontre…
Voilà.
Je ne serai donc jamais une auteure (re)connue (**), mais je prends du plaisir à écrire des histoires de sentiments et j’espère que vous partagerez ce plaisir avec moi, lors de la lecture de «
Le Roman de Marjolaine ».
A très vite,
Karine Carville
Blog : http://www.karine-carville.com
Extrait de la quatrième de couverture du livre « La relation amoureuse, analyse sociologique du roman sentimental moderne » de Bruno Péquignot aux éditions L’Harmattan.
Dans cette recherche, c’est le roman sentimental moderne (Harlequin, Duo) qui a servi de base d’analyse de la relation amoureuse. Cette étude montre que les discours habituels sur le sexe,
l’amour, etc., ne reflètent que très imparfaitement les comportements et les opinions des Français(es), si on accepte l’hypothèse que la consommation massive et durable de romans sentimentaux
nous donne des indications fiables sur les rêves, les désirs de nos contemporain(e)s. Ce qui suppose que l’on dépasse l’indifférence ou le mépris qui caractérisent les attitudes les plus
fréquentes face à cette littérature qui a le double « défaut » d’être populaire et féminine (***).
(*) Aux Editions L’Harmattan
(**) Note de l’éditeur Michel Champendal : « rien n’est moins sûr, ma chère Karine, aucun auteur n’est maître(sse) de sa réputation !
»
(***) Note de l’éditeur Michel Champendal : c’est bien cela qui est AVANT TOUT reproché au roman
sentimental dit rose : il vient du peuple, il reflète le peuple et il reflète, ô suprême des horreurs, le peuple des femmes ! Etre « femme » et être « du peuple » : les deux
défauts majeurs, les deux tares absolues, aux yeux immatures des bourgeois, qu’ils soient de droite (recto de la médaille de l’infamie sociale) ou de gauche (verso de la même médaille).
Par K.Rine
-
Publié dans : Je suis écriveronne
-
0