Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 22:46
A l’attention du plus jeune public : les lignes qui suivent sont écrites sous l’emprise de la pire drogue qui soit : l’euphorie. L’auteure de ces mots risquent de  beaucoup trop en dire dans les minutes qui vont suivre, et de ne jamais le regretter. Elle assume. Du moins, elle l’espère…

Ce matin, 10h.
Non, je ne travaille pas. Du moins pas à l’école. On est mardi, je trime comme une bête au bureau : classer les factures, mettre à jour mon facebook, appeler un ou deux clients, consulter mon forum sur les bentôs… J’en profite pour faire un petit mail à mon cher éditeur pour savoir s’il avait des nouvelles de l’imprimeur, par le plus grand des hasards…

Ding-dong.
OK, ma sonnette ne fait pas du tout ce bruit là, mais bon, on n’est pas intimes au point que je puisse vous révéler ce genre de détails…

C’est un livreur d’U*S. Ah oui, c’est vrai : Cher et Tendre attend un câble informatique ou quelque chose comme ça. Le gars remonte dans son camion, redescend avec un… diable ?! Un diable pour un câble ? et puis c’est quoi ces cartons ? Un…Deux… Trois… Quatre… Cinq cartons ? Je commence à trépigner carrément sur place : et si c’était… ?
Le gars arrive, riant sous cape de me voir sautiller. Sur les cartons, on peut lire en gros « Le Roman de Marjolaine ». Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Là, je fais carrément des bonds de lapin monté sur ressort avec un missile aux fesses.
-    Ben vous z’avez l’air drôlement contente de recevoir ça ! me lance le gars en tentant de m’attraper pour me faire signer son bon de livraison. (Oh ? Il voulait peut-être un autographe ?! LOL)
-    Oui oui, c’est mon roman ! Pis c’est mon éditeur qui va être content aussi…

Et me voilà le cœur battant devant mes cinq cartons. Je referme la porte de chez moi et… hurle. Ben oui, ça soulage. Un truc du genre « Yeessssssss !» ou « Yaouuuuuh ! ». Je continue à bondir partout. Si j’avais sous la main une piscine, je m’y jetterais toute habillée pour y nager quelques centaines de longueurs…

Du calme…

Avant toute chose : immortaliser !
Je prends mon appareil photo et les cartons y passent sous tous les angles. Passionnante image ! OK, après tout, ce sont MES souvenirs à MOI, arrêtez de vous gondoler ! ;-)

Ensuite, j’appelle Michel.
Ah mince ! J’avais dû oublier de respirer durant ces dix dernières minutes car je suis à bout de souffle. Il décroche.
-    Oui ?
-    Coucou c’est moi ! (Quelle cruche !) … C’est Karine… heu… Carville !
-    Oui ! Ma chère Karine ! J’ai bien eu ton mail et je m’apprêtais à téléphoner à l’imprimeur pour savoir si…
-    Laisse tomber, ce n’est plus la peine (ouaip, moi carrément que je lui coupe la parole à mon éditeur !)
-    Ah bon ?
-    Ben oui, je viens de les recevoir !

Et durant les minutes qui suivent, en mode main libre, j’ouvre fébrilement les 5 cartons. Ouah… Franchement, cette couverture, elle en jette ! Michel m’abandonne le temps que je déballe et vérifie tous les livres. Voici les 150 premiers exemplaires posés sur la table de mon séjour. Ca fait un paquet de bouquins tout de même ! Comment il fait Marc Lévy avec ses 150 000 ? Il doit avoir un plus grand séjour que le mien…

J’en prends un. Celui-là, il sera à moi. Moi en tant que lectrice. Je le touche, le caresse, l’ouvre, le renifle (si si !), vais-je le lire ? Sans doute que ça va finir par arriver, mais mon plaisir n’est pas là. Cet écrit ne m’appartient plus : il est à mes lecteurs qui en tireront ce qu’ils en voudront, le plus de plaisir possible j’espère. Mon nom est écrit en rose tout en haut, mais cela non plus ne génère pas un plaisir immense : j’avais déjà vu la maquette et avais déjà ressenti l’émotion de me voir « en haut de l’affiche ». Aujourd’hui, qu’importe si ce livre a été écrit par Pierre, Paul, Jacques ou Karine Carville : l’important est l’histoire qu’il raconte, pas le nom de son auteur.

Alors, d’où me vient ce plaisir ?
De cet objet entre mes mains que je vais garder comme l’un de mes plus beau et précieux souvenir ? Il me rappellera dans des années le goût si particulier de cette journée que je savoure à petites gorgées comme un vin rarissime qu’on ne déguste qu’une fois dans sa vie. Ok, je ne bois pas de vin. Alors comme cette fois où le cheval que je montais s’est mis au piaffer, il y a 15 ans peut-être, mais dont chaque fibre de mon corps se rappelle encore le mouvement.

Le plaisir, au fond, ce n’est ni mon écrit, ni mon nom sur la couverture, ni cet objet que je tiens enfin, c’est cet instant magique que je vis aujourd’hui. Celui dont je rêvais petite fille. Celui qui devait rester du fantasme et s’est réalisé.

Mais reprenons le fil de la journée !

Refusant de remettre les bouquins en carton pour les redéballer dans l’après-midi (car Michel vient les voir pour accuser de visu la réception de la commande !), je dégage sans ménagement (mais avec quelques précautions tout de même !) des bibelots de mes étagères et j’installe les 150 exemplaires… Ouh la ! Résultat impressionnant ! A voir ça on peut se poser des questions sur mon ego… LOL ! J’imagine la tête que ferait un copain en rentrant tout de suite chez moi : la bibliothèque rose est de retour !!!

S’en suit un premier essai de dédicace. Michel m’a demandé de préparer une dizaine de livres dédicacés pour les EMCistes. Que vais-je leur écrire ? Une dédicace doit être un petit mot personnel, le partage d’un moment privilégié… Je refuse d’écrire la même dédicace pour tous les romans !
Alors je commence par les personnes que j’ai déjà rencontrées.
Et ça vient…
Sur un brouillon, toutes les dédicaces sont prêtes avant l’arrivée de mon éditeur. Editeur à qui je les fais lire, pour voir si je n’ai pas écrit trop de bêtises, et qui est ravi ! Chouette, apparemment j’ai choppé le truc pour les dédicaces. Le plus difficile sera d’en faire en impro à des gens que je ne connais pas. Mais chaque chose en son temps !!

On s’amuse aussi à envoyer des exemplaires à d’autres maisons d’édition susceptibles d’avoir envie de mon bouquin. Harlequin y passe, bien évidemment ! Hé hé, oseront-ils donner suite ? Ca m’étonnerait, mais je me suis bien marrée pour la dédicace ! ;-) Michel, mine de rien, fait un joli pied de nez au monopole du géant Harlequin sur le marché du sentiment, et pour un petit éditeur, c’est quelque chose !!

La journée se termine très tard. La première séance de dédicaces en public s’organise. Je sens confusément que je vais vivre des moments incroyables dans les semaines à venir, et cela que mon roman fonctionne ou pas. Je suis passée de l’autre côté du miroir et je vais avoir la chance d’observer la machinerie de près. Je vais découvrir la vie d’un auteur et de sa maison d’éditions. L’expérience va être enrichissante, et en cela c’est déjà une victoire !

A présent je compte sur vous tous pour faire le buzz sur internet, en parler autour de vous au resto, devant la machine à café, au cours d’aquagymn… Car au final, ce sont les lecteurs qui me diront s’ils ont envie de lire un autre livre de Karine Carville, ou pas ! ☺

Et pour tous ceux qui le veulent, il vous suffit de cliquer là : Les Editions Michel Champendal.
Dès demain Le Roman de Marjolaine devrait être à la Une !
Très belle soirée à tous !
K.Rine
Par K.Rine - Publié dans : Je suis écriveronne - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Pour commander mes livres

Pour commander par voie postale, cliquer sur l'image : (pas de frais de port)

Photo-commande-carville.jpg  Pour commander en ligne... (pas de frais de port non plus, et plus rapide !)

 

Esteb - Entre deux mondes

 

Dédicacé ?
À quel nom ?

L'Arbre de Johanne
Dédicacé ?
À quel nom ?

La vieille dame, le Rien... et les autres
Dédicacé ?
À quel nom ?

En résumé...

Les maux s'envolent mais l'écrit reste...

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés