Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 10:31
Reprenons donc notre visite conjointe de cet immense musée d'histoire naturelle. Rappelez-vous, nous parlions des espèces. Mais une espèce, c'est quoi ? C'est un ensemble d'individus présentant des points communs, pouvant se reproduire entre eux et donner naissance à une descendance fertile. Rien que ça ! C'est aussi à ce moment que l'on peut glisser aux enfants que l'espèce humaine est une seule et même espèce, qu'il n'y a pas de races (des fois que cela leur aurait échappé... hum !). Mais le fait d'appartenir à une même espèce n'empêche pas la diversité intraspécifique, ce qui fait que nous sommes tous différents tout de même... Dans le règne animal, il faudra prendre garde au fait que certaines espèces se ressemblent  beaucoup tout en étant pourtant deux espèces différentes. Cela se vérifie aisément chez les "coquillages", mais il faut être calé pour le voir ! ^^



Bien sûr, cette différence existe aussi chez les plantes. Et une très belle vitrine nous propose de découvrir les différentes espèces de chênes. Les feuilles sont très différentes mais c'est le fruit qui importe : les glands ont les mêmes caractéristiques. On parle donc de différents chênes, que l'on nomme avec le mot chêne (pour le genre) et un autre nom pour qualifier son espèce.











La balade se poursuit, entre photos et prise de notes, et nous parvenons devant des animaux empaillés. Nous nous arrêtons sur la question du "Mais pourquoi on fait ça aux z'animaux, maicreeeesse ?". Que répondre aux enfants si ce n'est que l'homme est un indécrottable crétin curieux et qu'il aime exhiber des choses que les autres n'ont pas ?
Ce rhinocéros a été naturalisé au temps de Louis XIV, rien que pour impressionner la galerie.
C'est aussi cette propension à vouloir posséder ce que la nature offre à notre regard qui est l'une des causes principales de la disparition de certaines espèces.









Quelques animaux sont accrochés au plafond, dans le plus grand désordre. Il ne faut chercher aucun classement parmi toutes ces bestioles. Le plus drôle c'est surtout que certains sont pendus à l'envers, comme cet aligator (ou est-ce un crocodile...? De toute façon tout le monde sait que c'est caïman pareil ! ^^). Tout ça pour qu'il puisse être admiré "dans le bon sens" quand on lève la tête !







Mais reprenons sur la nouvelle classification. Actuellement, elle se base sur deux études :
- L'anatomie comparée des organes
- La comparaison moléculaire.
Il est évident que la seconde va être difficilement praticable à l'école, mais la première est tout à fait possible, surtout dans un lieu comme le musée d'histoire naturelle !




Le groupe des oiseaux présente des caractéristiques communes évidentes : becs, plumes, pattes. Mais suivant les comparaisons anatomiques ou moléculaires, on n'obtient pas forcément la même classification !









Et puis l'arrêt face à toutes ces vitrines doit être propice à la mise en place d'un lexique descriptif important chez les élèves. Face à une vitrine, tous ont des préférences (ce qui peut aussi être très intéressant à mettre en exergue dans l'optique "unité, diversité"). Demandons aux enfants de décrire leur animal préféré de manière à ce que les autres le retrouvent dans la vitrine. Demandons-leur de regrouper certains animaux présentant les mêmes particularités physiques...







Nous repassons par l'avant-dernier étage. L'homme facteur d'évolution.
On se place il y a 10 000 ans, époque à laquelle l'homme a commencé à interagir sur son environnement. Et donc à avoir un impact sur la nature.




La domestication a profondément changé les animaux : ils sont devenus dépendants de nous, se sont modifiés au niveau de leur squelette et de leur comportement, et ne peuvent plus faire marche arrière. Et bien que les espèces soient les mêmes (cochons et sangliers peuvent toujours se reproduire. Cela donne des cochongliers, connus en Corse !). Toutes ces transformations pour aller du sanglier au cochon (poils, défenses, crânes...) sont uniquement dues à l'intervention de l'homme.
Cette scène permet de contrer le classement spontané des enfants "animal familier / animal domestique".







Enfin, il faut aussi lutter contre le classement nuisible / utile. Certains animaux sont dit utiles, mais cette utilité est intimement liée aux besoins humains. Des animaux sont aujourd'hui protégés car ils donnent de la valeur ajoutée à une région. D'autres animaux du même territoire, jugés moins "intéressants", ne seront pas autant surveillés, et donc moins protégés. Des espèces disparaissent ainsi, entraînant la disparition d'autres espèces qui leur étaient liées.









Prochaine étape : la nouvelle classication explicitée. Et la visite de la Galerie d'Anatomie comparée !
Par K.Rine - Publié dans : Vie des colles... d'école! - Communauté : La communauté pédagogique
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