Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 13:52
Voici le dernier livre paru aux Editions Michel Champendal, un livre collector pour tout dire ! J’avais souscrit pour sa parution car les quelques paragraphes mis en avant sur le site des EMC m’avaient fait sourire. J’avais trouvé l’écriture dynamique et un peu caustique, dans le Moi mais sans apitoiement. Bref, je le voulais ce livre !
Et puis quand j’ai vu la couverture, je l’ai encore plus désiré. Attendez, vous ne trouvez pas qu’elle en jette cette couverture ? Franchement, elle attire l’œil et donne envie, non ? Ça c’était la patte des EMC : trouver des couvertures originales qui donnent le ton du livre. Et cette fois-ci, encore une fois, ils n’avaient pas loupé leur coup !

Mais revenons au bouquin.
J’ai eu du mal à me plonger dedans. Oui, je le reconnais. Pourtant, c’est bien écrit et pas prise de tête : ce n’est pas de la littérature où arrivé au milieu de la page on se demande de quoi vient de parler l’auteur ces quinze dernières lignes. Non non, pas du tout. Cela se lit bien. En fait, je pense que le problème vient de moi : j’ai toujours du mal avec les textes à la première personne, je rentre moins vite dedans, et il faut toujours que je m’accroche pour poursuivre. J’ai tendance à zapper les monologues intérieurs du narrateur parce que je n’aime pas trop en savoir dès le départ. Ça m’embrouille. Je suis comme ça…
Et là, justement, on est plongé dans la tête du personnage… jusqu’au cou ! Et c’est là que, peu à peu, on finit par créer des liens avec lui. Car on se rend compte qu’il ne nous est pas si étranger. Que ses pensées pourraient être les nôtres. Et ses actes ? Ouh la, pour certains c’est bien nous tout craché ! Qui n’a jamais commis de boulettes en s’incendiant intérieurement ? Qui ne s’est pas rendu compte trop tard de son manque de tact ?
« Est-ce que c’est toi qui m’écris des lettres Sylvie ?
Bon dans le style habile et discret, je dois avoir une marge de progression importante. » (P.124)

Qui n’a pas fait des rêves tout éveillé, dans la rue, en se prenant pour ce qu’il n’est pas et en retombant brutalement dans la réalité ?
« Sur le chemin du retour, je n’ai plus peur de croiser des voyous. Je suis gonflé à bloc, prêt à en découdre avec le premier type qui me barrera la route. J’ai l’assurance des super héros. Je suis un justicier traquant dans la ville endormie les crimes qui, sans moi, resteraient impunis.
-    Vous avez l’heure ?
-    Haaaa !
J’ai braillé comme un enfant… » P.310

Et c’est finalement toutes ces observations très justes des ressentis quotidiens qui m’ont fait peu à peu adhérer à l’histoire.

Du moins, pour la première partie.


Parce que quand on attaque la seconde, on le la lâche plus ! Ça y est ! On n’est plus seulement dans la réflexion du narrateur, mais dans l’action et l’expérimentation. Projet fou : faire disparaître Eva, la nouvelle idole des ados. Tout ça pour ne plus avoir à subir son omniprésence au quotidien. Bel acte de résistance dans notre société de la consommation, de l’image, et du bourrage de crâne.

Et à partir de là, j’ai voulu connaître la suite. Connaître la fin. Vite ! J’ai avalé la seconde partie en deux jours seulement. Et adoré la fin (que je ne vous raconterai pas, non mais pis quoi encore ?!)

Au final, n’étant pas une grande lectrice et n’étant pas non plus portée sur ce type de livre, je pense qu’il est excellent vu qu’il a réussi à me retenir jusqu’au bout. Alors si vous avez envie de vous faire plaisir, n’hésitez pas ! Cette histoire originale saura à coup sûr vous captiver.

Pour commander le livre, c'est par ici : Apprentissage de l'anonymat.


Par K.Rine - Publié dans : La vraie littérature - Communauté : Passion: l'écriture
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