Dimanche 24 mai 2009
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C’est grand, et bien rangé une salle des fêtes dédiée à la représentation d’artistes en tout genre !
Je suis accueillie par des gens charmants qui me place en A3 (touchée !).
OK, je suis au fond de la salle, mais je me trouve juste devant l’estrade où
Charlotte Noyelle expose des œuvres qui me plaisent beaucoup. Au moins, si jamais je venais à m’ennuyer je pourrai me perdre dans la contemplation de
ses productions artistiques…
Je m’installe tranquillement : les roses de mon jardin atterrissent dans un
vase, les livres sont posés sagement devant moi, ainsi que les commentaires de quelques-uns de mes lecteurs. Je crois que je suis la seule de tout le salon à faire cela, sans parler de la
soucoupe de Haribo qui s’offre aux badauds. Mais tout cela est avant tout un clin d’œil à Michel qui, à travers ces quelques préparatifs, est encore un peu
à mes côtés il me semble…
Me voici donc prête à me délecter du spectacle alentour.
Je suis assise à côté de Mabrouk Rachedi et Habiba Mahany. Je découvre deux jeunes auteurs plein de
vie, sympathiques, qui mettent un peu d’animation dans l’allée A (coulé !). J’admire aussi avec quelle facilité Mabrouk harangue les passants, toujours avec un trait d’humour… De l’autre côté,
une écrivaine réussit à capturer dans sa toile tous les gens qui ont le malheur de lui adresser le début d’un sourire. Je suis hypnotisée par son culot, son bagou, la dextérité dont elle fait
preuve pour rebondir immédiatement sur les différents sujets de ses livres… Je comprends très vite que je suis bien plus douée pour refiler mes fraises tagada que mes romans : devrais-je chercher
une place chez Haribo ?
Sans parler des lecteurs qui défilent devant nos stands. Les furtifs qui passent en mode lunettes noires et pas rapides ;
les timides qui vous adressent un sourire sans oser vous regarder ; les dubitatifs devant cette sous-littérature sentimentale qui s’offre à leurs yeux…
A côté de moi, une lectrice s’est de nouveau emmêlée dans les mailles du filet de la redoutable retraitée.
- Celui-ci est un roman d’amour vous savez…
- Non, les romans d’amour ne plaisent pas trop à ma fille, contre-attaque la lectrice.
- Certes, mais là il y a beaucoup de recherche historique…
- Les romans d’amour ne sont pas… (et là, stupéfaite, et visiblement bien enquiquinée, la dame se rend compte qu’à moins d’un mètre
d’elle se trouve une auteure de roman d’amour !!) … heu… Je veux dire… Pas assez… recherché… ?
Je me gondolais sur ma chaise !
Et puis voilà une autre femme qui s’arrête devant Mabrouk. Immédiatement, le jeune auteur tente de communiquer avec
elle…
- Je veux lire, pas parler ! lui répond sèchement sa potentielle future lectrice.
Je me demande si je ne pourrais pas faire ça aussi aux gens qui s’arrêtent devant mon stand : « Je veux écrire, pas discuter ! » leur
lâcherais-je alors avec dédain… Du jamais vu ! Je ris de nouveau sous cape, partageant mon hilarité avec mon amie Anne-Sophie qui n’en revient pas non plus !
Heureusement, il y a aussi tout plein de gens sympathiques qui passent… La plupart se font capturer à côté de moi. Il faut
dire que le bagou de ma voisine ne se tarit pas. Je l’admire de plus en plus au fond : je crois qu’il me faudrait publier une bonne cinquantaine de livres avant de réussir à avoir autant d’aplomb
!
Sabine Lautret tient parole et vient me faire la bise sur le stand. C’est toujours un moment extraordinaire de rencontrer enfin « en vrai » une
amie de Facebook. Elle prend le temps de me montrer le futur support des romans modernes : le ebook. Je suis rapidement convaincue que la lecture sur ce support doit être bien agréable… Mais bon,
Noël est encore loin, pffff !!
Beaucoup d’amis viennent me voir : c’est la fête dans l’allée A ! Un instant je crains que la sécurité ne s’en mêle
jusqu’à ce qu’un homme de stature imposante ne les dissuade d’intervenir. Je suis sauvée : je peux continuer de papoter avec ceux que j’aime ! Je suis cependant forcée de pousser un peu le géant
pour qu’il laisse passer ma plus fidèle lectrice et amie Sophie qui tente désespérément de rejoindre mon stand assailli par une bonne centaine de retraitées hystériques…
Bon, je le reconnais, j’ai un peu merdouillé au départ sur le racolage des lecteurs. Au début, je leur proposais d’acheter mon livre pour l’offrir à la fête des mères. Perdu. Les dames fondaient
toutes en larmes et me narraient par le détail le décès abominablement long et pénible de leur maman l’an passé. Alors, je me suis ressaisie : et la fête des grands-mères ? Hélas, leur jour de
gloire annuel est déjà passé et elles me répondaient souvent qu’elles n’étaient pas certaines d’être encore là dans un an, tout en me narrant le récit édifiant de leur dernière biopsie du foie..
Brrrrr…
Au final, je me suis rabattue sur l’arrivée de l’été et l’envie de lire un bon roman sur la plage. Ça ne fonctionne pas mieux que le
reste, mais au moins je n’ai pas à écouter l’énoncé de la dernière ordonnance de ces chères retraitées ;-)
Je rencontre aussi une charmante créatrice de bijou, Murielle Elbaz avec qui
je sympathise et qui a la gentillesse de m’acheter l’un de mes romans.
L’après-midi se déroule calmement, dans une chaleur qui devient étouffante. Il fait très beau dehors et le thermomètre
affiche 28°C. Plus tard, j’apprendrai que le Salon a reçu deux fois moins de visiteurs que les années passées. Je pense que la chaleur et le long week-end de l’ascension y sont pour
beaucoup…
Je finis par remballer mes petites affaires, ravie d’avoir pu rencontrer tant de gens charmants et d’avoir passé un bon après-midi.
Un grand merci à Suzanne, organisatrice de ce bel événement.
Un seul regret comme d’habitude : je n’ai pas pu aller faire tout le tour du salon pour partir à la découverte des autres auteurs… La prochaine fois, j’emmène mon clône ! (en espérant que
l’Association pour la Défense des Clônes, présidée par Mabrouk Rachedi en personne, ne me tombe pas sur le dos !)
Bonne nuit à tous !
K.
Par K.Rine
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Publié dans : Salons et dédicaces
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