Je déteste Marc.
C’est récent, je vous l’accorde, mais c’est une certitude aujourd’hui !
Alors que voilà quelques mois encore j’aurais aimé qu’il tatoue ce qu’il veut sur mon corps nu (en évitant tout de même « A ma femme de ménage préférée »), aujourd’hui c’est la rupture, le clash, la fracture irréparable.
Et tout cela, c’est à cause de son dernier bouquin : Le premier jour.
Pourtant, c’était bien parti cette histoire pleine d’action (dès la première page, j’adore ça !), d’aventures et d’amour. Je me suis laissée entraînée sur les traces de ce couple improbable formé d’une archéologue et d’un astrophysicien. J’ai découvert leurs amis, m’y suis attachée, ai trouvé les rebondissements bien ficelés. Du Marc Lévy comme je l’aime, quoi ! Enfin, comme je l’aimais…
Car tout s’est gâté à une centaine de page de la fin du roman…
Alors qu’un nouvel événement semble fortement contrarier la réussite de nos deux protagonistes, j’ai évalué de ma main droite le nombre de pages qu’il me restait à lire et un frisson de terreur m’a submergée : non ! Marc n’avait pas pu faire ça ! Il n’avait pas pu ME faire ça à MOI !!
Le cœur battant la chamade, les doigts moites accrochés au roman, mes yeux dévoraient les lignes comme on avale sans plus réfléchir son Maxi best-of quand on n’a que 20 minutes pour déjeuner… L’histoire continuait, continuait, continuait encore… Bien au delà du raisonnable !
A cinquante page du point final, j’ai manqué de fermer le roman, les larmes aux yeux. Mais ce n’étaient ni des larmes dues à une trop grande émotion que l’écriture de Marc m’aurait inspirée, ni des larmes de souffrance après tant d’heures de lecture sans m’arrêter. Non, c’était des larmes de rage ! Car ça y était, cette fois-ci j’en étais sûre : Marc allait me laisser sur ma fin ! Jamais il ne me dirait d’où venait réellement ces pierres après qui tout le monde courrait… Grrrrrr… Marc avait osé se la jouer à la Stephenie Meyer en offrant à mes yeux avides un roman inachevé ! Il y aurait UNE SUITE à l’histoire ! Pire : j’allais devoir l’attendre !!
Bouleversée, et par la trahison lévienne, et par celle qui se dévoile à la fin du roman, j’ai refermé ce livre comme je donne une claque.
Je voulais la suite… Et quelques semaines après la fin de ma lecture, je la veux toujours ! :D
Mais le pire de toute cette terrible histoire, c’est que Marc continue de me narguer, sur Facebook cette fois-ci : « Bonjour, deux nouvelles, je commence par la bonne, je termine l’écriture de la suite de mon roman Le Premier Jour. La Première Nuit sortira le 3 décembre 2009. »
Cet homme aura ma peau… ! ;-)